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Sac de nœuds chez les diaphs’

Le Studio Photo B612 Photographe à Montpellier est l'entreprise leader du Grand sud pour la réalisation de photos pour les entreprises, dans tous les domaines : packshot, immobilier, photo d'intérieur, photo de suivi de chantier, événementiel, portrait de vos dirigeants et de vos collaborateurs, corporate, publicité tout supports (du web à l'affiche), lookbook, photo lifestyle, photo pour votre nouveau site web, photos de bouteille etc...

Diaphragme et tiers de diaphragme. Il y a une notion, que tout le monde tient pour acquise tant elle paraît simple, et qui est souvent bien mal digérée. Comme beaucoup de choses dans notre art.

Il s’agit de la notion de diaphragme.

En enseignant la photographie, je m’en rends compte sans cesse, lorsqu’on en arrive à l’utilisation du flashmètre. Beaucoup d’élèves sont perdus, si bien que peu d’entre eux utilisent cet objet si précieux (je vous en parlerai prochainement). Ils sont perdus parce qu’ils confondent les valeurs d’ouvertures de leur appareil photo numérique, souvent notées en tiers de diaphragme (c’est le cas de la plupart des appareils photos numériques) et les diaphragmes eux-mêmes.

Premier problème : les débutants on toujours beaucoup de mal à comprendre que plus le chiffre indiqué sur l’appareil est petit, comme f/1.8, plus l’ouverture est grande, et plus de lumière entre. Et que plus le chiffre est grand, plus l’ouverture est petite, et moins de lumière pénètre.

C’est tout simplement parce que ce chiffre est une division selon la formule f/d. f étant la focale et d le diamètre du trou (la “pupille d’entrée” pour les puristes qui vont me reprendre). Il est donc tout naturel que le chiffre diminue plus l’ouverture augmente.

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Un diaphragme à iris, avec ses lamelles caractéristiques (attention il existe d’autre types d’appareillage)

C’est quoi ce charabia ? Je reprends.

Lorsqu’on parle de “diaph’” on parle à la fois du diamètre d’ouverture du trou, de l’objet mécanique lui-même et de l’unité de mesure relatif permettant de déterminer la multiplication (ou la division) par 2 de la quantité de lumière passant par l’objectif. Ainsi : à f/4, il passe deux fois plus de lumière qu’à f/5.6.

Mais cela ne vaudrait pas un article, puisque tout cela s’apprend et se comprend en deux minutes.

J’en viens au deuxième problème. Qui me semble plus fondamental puisque l’essentiel des gens que je forme à la photographie n’ont jamais travaillé en argentique et sont induits en erreur par leur matériel lui-même.

Ce qui rend impossible la compréhension d’un flashmètre et la gestion des distances et des flashes, contraignant les malheureux à d’effroyables “essais” répétés à l’infini. Ce qui fatigue les modèles et le matériel.

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La plupart des objectifs argentiques n’étaient calibrés qu’en diaph complets.

Au Précambrien, on disposait d’objectifs comme celui que j’ai reproduit à droite. Si vous regardez attentivement la bague supérieure, vous verrez les chiffres suivants : 2.8, 4, 5.6, 8, 11, 16. Il y a, entre chacune de ces valeurs, un diaph’ exactement.

Pas question de trucs bizarres comme f/6,3 ou f/13…

Notons qu’à l’époque, on réglait son ouverture sur son objectif, pas sur son appareil. Vu que le diaphragme est dans l’objectif, pas dans le boitier 🙂 Et que les valeurs d’ouverture dépendent de la focale…

Mais le raffinement du numérique a abouti à ce que les boîtiers calculent l’ouverture en tiers de diaph’ : f/4, f/4.5,f/5,f/5.6 etc. Il est vrai que c’est infiniment mieux et plus précis, et permet de réaliser des clichés beaucoup plus fins.

Mais cela aboutit à l’erreur commune des débutants de croire qu’ils ouvrent “d’un diaph” en passant de f/4 à f/4.5. Alors qu’en réalité ils n’agrandissent leur pupille d’entrée que d’un tiers.

Je vous note au passage les valeurs en diaph’ complet (en gras) et en tiers de diaph intermédiaire (en italique) : 1,0 1,1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 2,2 2,5 2,8 3,2 3,5 4 4,5 5 5,6 6,3 7,1 8 9 10 11 13 14 16 18 20 22

Evidemment, tout cela ne représente que des valeurs relatives. C’est à dire qu’il y a bien évidemment un diaph’ (deux fois moins de lumière qui rentre) exactement, aussi entre f/4,5 et f/6.3…

Allez, apprenez-moi ça par coeur pour la prochaine fois 🙂 ! Vous allez voir à quel point cela va vous être utile.

Comme d’habitude, n’hésitez pas à commenter ou à me reprendre si vous le jugez bon, et à partager mes articles si vous considérez qu’ils en valent la peine.

Nath-Sakura

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