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Apprendre à photographier est moins difficile que d’apprendre à conduire

mtp Montpellier Hérault photo photographe

Il est toujours bon de revenir aux bases. Voici la première chronique d’une série d’articles pratiques destinés à aider les débutants en photographie. Beaucoup de photographes amateurs n’utilisant que le mode « automatique » de leur boîtier. On va donc commencer par le B.A-BA.

Amis « experts » en photographie : je choisi volontairement d’expliquer en mots simple et compréhensible par tous une série de notion. Ne m’en veuillez pas trop si je n’entre pas dans des détails très techniques qui, s’ils seraient peut-être plus justes, risquerait de perdre le public des débutants, que nous avons tous été un jour.

Piloter son boîtier

J’ai l’habitude de dire à mes stagiaires que la photographie est plus simple à apprendre que la conduite automobile. Pour piloter, vous devez connaitre votre code de la route, savoir doser votre accélérateur, votre embrayage, freiner au bon moment, visualiser votre environnement avec les rétroviseurs etc. Pour « conduire » un boîtier photo, en revanche, il n’est nécessaire que de connaître quatre variables. Et de bien lire le manuel de son boîtier.

Sans compter que vous risquez moins de vous planter contre un platane 🙂

Ces quatre variables sont évidemment : l’ouverture, la vitesse, la sensibilité et la colorimétrie. Je traiterai de ces quatre sujets essentiels dans les jours qui viennent. Mais revenons aux bases.

Pour avancer, n’utilisez que le mode manuel de votre boîtier

Sauf exception (photo de sport par exemple, où on utilisera des modes « semi-automatiques »), je vous encourage, si vous voulez faire des progrès, à n’utiliser que le mode manuel de votre boitier. Et à proscrire le mode automatique. Voilà pourquoi.

Le mode automatique

Ce mode laisse le champ libre au logiciel incorporé dans votre boitier. Grâce à un algorithme et à la lumière qui touche la cellule photo-électrique de l’appareil photo, le système calcule automatiquement la colorimétrie, l’ouverture, la vitesse et la sensibilité nécessaires pour faire entrer la quantité de lumière identifiée comme « correcte » par le fabriquant. Chaque appareil photo dispose d’un capteur qui évalue la lumière réfléchie par le sujet que l’on vise (la lumière arrive par l’objectif).

En mode « tout automatique » des appareils photos grand public (compacts et bridges), votre machine choisit automatiquement le sujet sur lequel elle va faire la mise au point pour le rendre net. Les sujets, en somme, qui seront mis en avant. Généralement, ceux du premier plan.

Il en ressort que généralement la photo est nette, la scène et les détails sont détaillés, les sources de lumière visible à l’oeil nu y apparaisse etc. Mais, comme nous en avons tous fait l’expérience, la photo est généralement sans intérêt. Pourquoi ?

L’oeil humain

Comme vous vous en êtes certainement rendu compte en prenant des photos, les choses vous apparaissent toujours à l’oeil bien plus précises et texturées que dans la photo finale. Votre oeil voit la différence entre un gris très sombre et un noir même avec une source lumineuse intense à côté. Pas votre boitier. Dans ce cas de figure, vous aurez soit une source « cramée », soit des noirs « bouchés ». On appelle ça la « plage dynamique » et celle-ci est 1000 fois plus large pour un oeil humain (même les miens qui sont tragiquement myopes) que pour le meilleur boitier du commerce.

Il en ressort qu’en mode « tout-automatique » vous produisez une photo moins intéressante que ce que, simplement, vous voyez avec vos yeux. Qui n’a jamais essayé de faire une photo de coucher de soleil, avec des rouges très sombres, des noirs, une ambiance extraordinaire et qui au final sort une image jaunâtre, fade, bonne pour la poubelle ?

Il faut donc, à chaque fois, réapprendre à voir à votre machine. On y arrive en choisissant le mode de mesure : en donnant la priorité au centre de l’image par exemple. Chaque fabriquant développe une stratégie différentes (les modes de mesure matriciels de Nikon et la méthode évaluative de Canon par exemple). En choisissant sa couleur (c’est un domaine passionnant, vous verrez). En choisissant son ouverture, et donc sa profondeur de champ. Et évidemment sa vitesse d’obturation.

Nous verrons cela dans une prochaine chronique

Le capteur

Sauf cas exceptionnel, la quantité de lumière n’est pas égale partout. Le capteur fait donc sa mesure sur plusieurs zones, et le logiciel calcule la moyenne, le juste milieu puisqu’il ne peut qu’y avoir un seul réglage (sensibilité, vitesse, ouverture, colorimétrie) par photo.

Pour ne pas se faire piéger par des situations difficiles, le capteur chargé de la mesure de la lumière est divisé en plusieurs zones. Chacune de ces zones, va être pondérée avec les autres pour trouver un juste équilibre, une moyenne.

Vous obtenez donc une photo… moyenne. Dont les choix ont été exécutés par un ordinateur, qui n’a pour seul but que de se rapprocher le plus près possible de la vision humaine, et d’obtenir des plages dynamiques acceptables. Sans y arriver…

Dans ma prochaine chronique je vous parlerai des quatre variables qu’il vous faut maîtriser pour commencer à piloter votre appareil photo.

J’organise des stages destinés où je vous apprends en détail toutes les ficelles du métier. Il y a aussi des stages pour les débutants afin de les faire partir sur de bonnes  bases. Plus d’information ici.

N’hésitez pas à partager mes chroniques si elles vous ont parue intéressantes.

Nath-Sakura

SE PROCURER LE MANUEL PHOTO ET D’ECLAIRAGE DE NATH-SAKURA Nath-Sakura a rassemblé toutes ses connaissances et ses méthodes de photographie dans ce gros manuel de 396 pages. Imprimé en quadrichromie et en format 21×21 cm, ce manuel répond à toutes vos questions en matière de photo et de maîtrise de la lumière. Qu’il s’agisse de lumière naturelle ou artificielle. Il parle aborde aussi en profondeur la question de la direction artistique, de la direction du modèle et de matériel d’éclairage. Plutôt qu’un énième livre de « recettes photographiques » comme on en trouve à foison, ce livre vous enseignera, avec intelligence et simplicité, à maîtriser la lumière. Ce qui vous permettra d’en comprendre les phénomènes et à mieux réussir l’ensemble de la chaîne graphique de la réalisation d’image de haut niveau. Vous pouvez consulter le sommaire complet et commander le livre en cliquant ici

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